Ascension du Mont Blanc, du 1° au 7 juillet 2017

Ascension du Mont Blanc, du 1° au 7 juillet 2017

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Le Mont Blanc

Gravir le Mont Blanc, effectuer l’ascension du Mont Blanc, nécessite une préparation. La préparation à l’ascension du Mont Blanc, c’est tout d’abord bien s’acclimater. Une ascension du Mont Blanc réussie, c’est aussi bien se préparer techniquement, en glace avec les crampons, et dans les rochers faciles. C’est ce que nous avons fait pendant trois journées, avant d’effectuer l’ascension du Mont Blanc en trois jours. Une belle réussite avec la météo bien avec nous pour cette ascension du Mont Blanc.

 

SÉJOUR ASSOCIE

 

Dans cet article Ascension du Mont Blanc

Présentation – Lieu – Alpinistes – Encadrement -Téléchargement – Jour par Jour – Album photo – Vidéo Préparation et ascension du Mont Blanc – Partage réseaux sociaux – Commentaires

Lieu

Massif du Mont Blanc, Haute Savoie, France et Valais, Suisse.

Alpinistes :

  • Myriam
  • Jean Marie
  • Nicolas
  • Julien

Encadrement :

  • Guillaume CHRISTIAN
  • François LACOUR

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Samedi 1° juillet 2017

Hotel Olympique

Nous passons notre première nuit à presque 1500 mètres. L’hotel est situé au village du Tour dans la vallée de Chamonix, au pied du Mont Blanc.
La fin de journée a été consacrée à l’essaye des chaussures au magasin de location, puis à la préparation de la semaine. Briefing météo,rappel du programme, et préparation commune des sacs pour le lendemain.

L’équipe est au complet, il ne reste plus qu’à passer une bonne nuit avant de monter plus haut demain.

Dimanche 2 juillet 2017

Le Glacier du Tour

L’hotel est à 30 metres du départ de la télécabine. Il n’y a donc pas à se presser, pas de voiture à déplacer, hop nous gagnons le col de Balme en deux tronçons.

Bien sur ce matin tout n’est pas parfait, le temps est très couvert, et nous débutons notre marche vers le Glacier du Tour dans le brouillard.

Le refuge se découvre que tardivement, au moment de prendre pied sur le glacier du Tour. C’est le moment de commencer notre école de glace. Il faut apprendre à chausser les crampons, à marcher avec, calmement. Puis savoir se déplacer encordés. Cela veux dire tous attachés les uns aux autres ! Ne pas marcher sur la corde !

Puis la pente devient plus raide, nous nous exerçons aux passages plus difficiles, et également à la descente. les chevilles se tordent pour que toutes les pointes des crampons touchent la glace, pas facile…. Bref tout cela ouvre l’appétit et c’est bientôt l’heure de la pause pique nique !

Encore quelques tours sur le glacier, puis vient le temps de toucher de la semelle des chaussures l’évolution en rocher facile. Pas trop longtemps car il ne faut pas se fatiguer outre mesure.

Le refuge Albert 1°

Nous rejoignons donc le refuge Albert 1° et sa chaleur, avec le ciel qui se déchire par moments. Le soir des trouées liassent apparaitre le bleu du ciel et la belle silhouette du Chardonnet qui dépasse des brumes. Le présage est bon pour demain !

Lundi 3 juillet 2017

La Petite Fourche

Eh oui, grand ciel bleu ce matin ! Il fait froid, la neige est bien dure, le regel excellent, voici rebelles conditions de montagne. Le mauvais temps de la semaine passée à rajouté de la neige fraiche sur les sommets, le paysage est bien blanchit, et surtout les conditions de la montagne de ce début d’été très sec ne se sont pas détériorées.

Une belle pente de neige nous conduit dans des rochers faciles. C’est l’ascension finale de la Petite Fourche, jusqu’à 3520 mètres. Le panorama est à la hauteur !

Cela nous permet de franchir, par une moulinette mémorable, la pente de glace et la rimaie du Col Blanc pour accéder directement au glacier de Trient. C’est l’occasion, avec ce temps magnifique, de faire un petit tour à la fenêtre de Saleinaz face au glacier éponyme.

La Cabane de Trient

La fin de matinée est donc touristique, nous passons au pied des aiguilles dorées avant de rejoindre le Col d’orna et enfin la cabane de Trient. Nous y passons une après midi paisible. Pas la peine de marcher des heures, nous nous reposons pour laisser l’acclimatation se faire, et profiter du chaud soleil, du paysage splendide et dégagé. Ceci avec un excellent repas.

Mardi 4 juillet 2017

L’Aiguille du Tour

Quel spectacle ce matin ! Nous décidons de maintenir notre rythme de lever à 4 heures. Le glacier est dans une douce pénombre, et il nous faut juste 10 minutes de marche à la lueur de la frontale pour le rejoindre. Nous sommes encore seuls en direction de l’aiguille du Tour. Le lever du soleil est fantastique. Pur et limpide, découpant les sommets du Valais suisse : Grand Combin, Dent Blanche, Weisshorn, Mont Blanc de Cheilon. Puis en s’élèvant le Mont Rose et la pointe du mythique Cervin, le « Matterhorn » à l’arrivée de la fameuse Haute Route Chamonix Zermatt.

Nous sommes encore seuls au pied de l’aiguille du Tour. Les rochers sont atteints après le franchissement de la rimaie, nous laissons les crampons et les piolets sur place. Deux cordées finissent par nous rejoindre, venant du refuge Albert 1°. Le sommet pour presque nous seuls, c’est le luxe. Et au loin le Mont Blanc qui fait le beau nous fait penser que nous sommes tous ici avec cet objectif de gravir le toit de l’Europe cette semaine.

La prévision météo du début de semaine, plutôt pessimiste, semble tourner en notre faveur, les voyants se mettent au vert, car toute l’équipe est soudée et bien en forme. Chacun a bien profité de ces trois jours de mise en condition technique pour progresser, et l’acclimatation s’est plutôt bien déroulée pour chacun.

Il ne reste donc qu’à redescendre jusqu’au refuge Albert 1°, puis au col de Balme et enfin d’utiliser les remontées mécaniques. Déposés devant l’hotel nous retrouvons la douche, la sieste habituelle.
Et le soir dernier briefing pour tout le monde, contrôle du matériel et des vêtements qui devront être plus chaud pour le Mont Blanc. Les sacs sont fait, c’est un peu la veillée d’armes !

 

Mercredi 5 juillet 2017

Le Tramway du Mont Blanc

Trois journées pour le Mont Blanc !

Nous retrouvons tout d’abord François LACOUR, qui est le second guide qui va encadrer le groupe pour le sommet du Mont Blanc. Nous allons constitué deux cordées de trois personnes : 1 guide avec 2 participants.

Nous retrouvons maintenant la petite gare de Saint Gervais où fait étape le tramway du Mont Blanc. C’est un train à crémaillère, fort raide, qui conduit jusqu’au Nid d’Aigle. A l’époque de sa construction il devait rejoindre le glacier, peut être l’aiguille du Gouter, et même éventuellement aller plus haut à grands renforts de tunnel. La guerre de 1914-18 en a décidé autrement et la société du train n’a pas survécu au conflit, faisant faillite. Le train s’arrête donc un peu au milieu de nulle part, au « Nid d’Aigle », à 2372 m.

Le Refuge de Tête Rousse

Il est temps d’avancer par ses propres moyens désormais. Le sentier serpente gentiment, mais reste souvent raide. Heureusement les bouquetins que nous rencontrons pendant la montée permettent des pauses prolongées ! Séance photo obligatoire…

Pause déjeuner devant la cabane des Rognes, il est midi, il faut garder un rythme de vie cohérent ! S’en suit la dernière partie de l’ascension vers le Refuge de Tête Rousse, un raide sentier aérien qui zigzague dans les rochers d’une arête secondaire de l’aiguille du Gouter.

Au sommet le glacier de Tête Rousse se découvre, surveillé car il maintient en place une poche d’eau qui risque de se déverser dans la vallée. Nous ne sommes plus qu’à dix minutes du refuge de Tête Rousse qui se découpe sur le fond glacé de l’Aiguille de Bionnassay et sa face nord. La sieste est pour bientôt, il est 13 heures. Le bonheur est de partir tôt pour monter sans stress horaire, et de pouvoir se reposer l’après midi avant l’ascension finale.

Jeudi 6 juillet 2017

Montée au refuge du Gouter

Le jour J c’est aujourd’hui. Un peu de pression peut être. La nuit a été courte. Il est 4 heures et nous sommes devant un copieux petit déjeuner au refuge de Tête Rousse.

Mettre son baudrier, la frontale sur le casque, dans la faible lumière du refuge en fin de nuit, nous avons fait cela en début de semaine. Tout le monde est au point.

Le départ de la montée vers le refuge du Gouter n’est pas si facile. Peu de neige, trop peu pour l’utiliser et mettre les crampons. Il faut longer le névé par des blocs raides et instables, plutôt harassant le matin. Souvenir impérissable pour Myriam et Jean Marie ! Heureusement ce n’est pas long, et nous retrouvons vite une trace bien marquée, plus avenante.

Crampons chaussés, nous traversons le couloir du Gouter encore un peu enneigé par les perturbations de la semaine passée. Juste pour 15 minutes crampons au pied, que nous gardons malgré la présence de rochers secs car il faut trouver un endroit bien confortable pour les enlever. Ici le sentier est raide et peu large, autant choisir un endroit plat et reposant.

La suite de la montée n’est qu’une affaire de patience. Monter lentement, ne pas s’asphyxier, se concentrer sur ses pas car les rochers demandent de la concentration même si ils sont faciles. Rien ne sert de courir car après le refuge du Gouter il y a encore 1000 mètres à gravir.

Le Refuge du Gouter

Nous y arrivons vers 7 heures 30. Il est agréable d’y trouver une table, un banc confortable, au chaud, pour faire une pause méritée de presque une heure. C’est aussi le moment de se restaurer, avec du thé chaud, du café, et des aliments : un vrai petit déjeuner donc, que nous fourni l’équipe du refuge du Gouter. le timing est bon, l’équipe garde le sourire. La route vers le Mont Blanc n’a jamais paru aussi dégagée.

Ascension du Mont Blanc

Plus que de la neige devant nous maintenant au dessus du refuge pour que nous avancions vers le sommet du Mont Blanc.

La première partie consiste à rejoindre les abords du sommet du Dome du Gouter à 4304 mètres. Le soleil brille, la température est très agréable, la progression est régulière malgré l’altitude, il suffit de bien se concentrer. Il faut mettre un pied devant l’autre calmement, en respirant efficacement. C’est une lutte de chaque instant mais c’est la volonté, la constance et la concentration qui font que l’ascension fonctionne.

Après le Dome du Gouter il faut légèrement redescendre au Col du Dome, pour rejoindre la succession de pentes raides qui conduisent au sommet.

Tout d’abord la pente du refuge Vallot, raide et souvent glacée. Le refuge Vallot est à 4362 m.

Ensuite vient la première bosse, la grande, la plus longue, un peu déprimante. Au sommet l’altitude est de 4500 mètres environ.

Puis la deuxième bosse suit après une courte descente. C’est la petite bosse, bien plus courte. 4550 m.

Vient alors l’arête effilée, qui mène à la crevasse. 4650 mètres environ. la crevasse passe bien pour le moment par un petit goulet de neige de 15 mètres, avec un petit bout de corde fixe pour s’aider.

Alors il faut longer les rochers de la Tournette, 4750 mètres, parait il les plus haut d’Europe. Après il n’y a plus que de la neige qui couvre la montagne.

Sommet du Mont Blanc

L’arête change d’orientation. Elle file vers l’est. Un petit plat auquel succède un dernier ressaut raide, et l’arête terminale se présente. Parfaite et effilée, elle mène tranquillement dans un moment d plénitude vers le sommet du Mont Blanc, vaste plateforme neigeuse où nous arrivons tous les six en même temps pour savourer ce moment unique, le sommet du Mont Blanc.

Température agréable, peu de vent, une timidité d’air à couper le souffle (à moins que ce ne soit l’air rare), ce sommet du Mont Blanc nous gate.

Les émotions sont fortes pour tous et nous en profitons au mieux avant d’entamer la descente qui va demander une bonne concentration jusqu’au Col du Dome. L’arête est raide, la fatigue aidant, il ne faut se déconcentrer dans ce pur moment d’alpinisme. la descente fait aussi partie d’une ascension.

Soirée au refuge du Gouter

Au refuge la joie est visible pour tous, guides compris. Nous avons vécu un superbe moment ensemble. Le soleil descend doucement, se cache derrière quelques nuages avant de ressortir 5 minutes avant de disparaitre définitivement dans un rougeoiement dense. La nuit va être bonne après la réussite.

Vendredi 7 juillet 2017

Il faut encore garder un peu de concentration aujourd’hui. Après le petit déjeuner, c’est le départ pour la descente de la face du Gouter, par l’arête puis la traversée du couloir. Les rochers sont faciles mais demandent de l’attention. Il faut être toujours dans le bon tempo, dans l’attention.

C’est au abords du Refuge de Tête Rousse qu’il est possible de se détendre un peu. Pas trop. La course se finit au train.

Le Tramway du Mont Blanc nous arrache à la pesanteur, assis confortablement. Passe au Col de Voza. Nous descendons du train.
Petit repas face à notre montagne, les pieds chatouillés par l’herbe, c’est un moment de pur bonheur.

Nous reprenons le train suivant pour achever la descente vers Saint Gervais. Le rêve est réalisé, ce fut une belle ascension du Mont Blanc.

Bravo à vous quatre, montagnards et alpinistes !

Album Photo

Videos de l’Ascension du Mont Blanc

Trois journées de préparation à l’ascension du Mont Blanc – Trois courtes vidéos.

Ecole de Glace au Glacier du Tour

La petite Fourche au dessus du refuge Albert 1°

Aiguille du Tour depuis la Cabane de Trient

L’ascension du Mont Blanc en trois jours.

Montée au refuge de Tête Rousse

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