Ascension du Mont Blanc, 8 au 14 juillet 2017

Ascension du Mont Blanc, 8 au 14 juillet 2017

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Le Mont Blanc

Mi juillet bientôt, le Mont Blanc est toujours en bonnes conditions. Réussir une ascension du Mont Blanc est la combinaison de plusieurs facteurs. Tout d’abord météo, du beau temps pas trop chaud, pas de vent, un ciel dégagé. Ensuite être bien préparé. Il faut être en forme et bien maitriser les techniques d’alpinisme. Car une course en montagne n’est jamais facile….

SÉJOUR ASSOCIE

 

Dans cet article Ascension du Mont Blanc

Présentation – Lieu – Alpinistes – Encadrement -Téléchargement – Jour par Jour – Album photo – Vidéo Préparation et ascension du Mont Blanc – Partage réseaux sociaux – Commentaires

Lieu

Massif du Mont Blanc, Haute Savoie, France et Valais, Suisse.

Alpinistes :

  • Yann
  • Yoan
  • Geoffrey
  • Kevin

Encadrement :

  • Guillaume CHRISTIAN
  • François LACOUR

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Samedi 8 juillet 2017

Hotel Olympique

Premier contact au magasin Sanglard à Chamonix pour récupérer les chaussures louées par toute l’équipe. Les quatre amis sont équipés, avec bien sûr pas mal de questions liées au matériel et aux vêtements. Il faut bien faire le check de tout ça, laisser passer les trois premières journées et nous affinerons avant de monter vers le Mont Blanc en fin de semaine.

Puis nous nous déplaçons vers l’hotel Olympique au Tour. C’est désormais, avant le repas, de faire le point sur le remplissage du premier sac à dos, celui des trois journées de préparation. Puis un briefing météo, qui est plutôt moyenne cette semaine. Les trois premières journées ne sont pas fameuses, et peut être un créneau se dessine t’il pour la fin du séjour pour aller au Mont Blanc.

Il ne faut pas se focaliser sur la fin de semaine pour le moment. En montagne il faut prendre les choses comme elles viennent, et donc nous allons nous concentrer sur une bonne préparation technique et une bonne acclimatation à l’altitude. Et Mardi nous verrons pour la suite.

Dimanche 9 juillet 2017

Le Glacier du Tour

Nous avons bien de la chance, après les déluges de fin de nuit il ne pleut pas, ou presque, sur le télésiège du deuxième tronçon qui nous conduit à proximité du Col de Balme.

La montée se fait tout de même sous un ciel chargé et menaçant, et la vue sur le Mont Blanc ce n’est pas pour aujourd’hui !

Ceci dit nous sommes secs au pied du Glacier du Tour pour débuter notre école de glace. Encadrement, progression corde tendue sur glacier sont au programme. Mais également de la technique plus poussée, avec montées, traversées et descentes en pentes raides pour être bien à l’aise en toutes circonstances. L’essentiel étant d’avoir de la marge technique en altitude, grâce à cette école de glace sur le Glacier du Tour, lorsque la fatigue se fait sentir.

Le refuge Albert 1°

La pluie commence à tomber alors que nous terminons notre apprentissage, d’où l’intérêt de partir tôt à l’ouverture des remontées pour avoir le meilleur créneau possible, en tout cas avoir le choix d’une journée devant soi. Il est temps de regagner le refuge, faire sécher les affaires et profiter du calme et du repos au refuge Albert 1°.

Lundi 10 juillet 2017

La Petite Fourche

Le temps est bien maussade ce matin. Nous partons toutefois vers la Petite Fourche en espérant pouvoir atteindre cet objectif. C’est un sommet de 3500 mètres, avec une pente raide de neige ou glace sur la fin, un peu d rochers faciles. C’est donc une très bonne application des exercices de la veille. Bien sûr la Tête Blanche voisine à 3400 mètres peut être envisagée en repli si le temps est trop mauvais. Un de nos buts aujourd’hui est de passer du temps en altitude.

Nous avons un peu de répit dans les intempéries pour le sommet, et lamente avec glace sous jacente pour y accéder n’est pas facile. Mais tout le monde s’en sort bien, et le sommet est fait. Bravo.

Pour la descente nou tentons encore l’accès direct au plateau de Trient par le Col Blanc. Il faut refaire les ancrages au sommet pour descendre en moulinette jusqu’au glacier et franchir la rimait. pas facile maintenant qu’une petite pluie froide s’abat sur nous. Les émotions sont fortes, la crevasse impressionnante est franchie.

La Cabane de Trient

Nous pouvons descendre se vaste glacier de Trient dans un petit brouillard jusqu’au refuge de Trient. Ceci avant les violentes averses de l’après midi, le vent tempétueux et les orages grondants. Qu’il est bon d’être à l’abri !

Mardi 11 juillet 2017

L’Aiguille du Tour

Notre hantise était d’avoir ce matin a lutter contre le vent de face et la pluie. Le ciel est plutôt serein et seul le vent souffle ! Il est donc possible de traverser le glacier de Trient après cette nuit à 3200 mètres. Direction l’aiguille du Tour.

Au pied de l’aiguille du Tour nous sommes partis les premières cordées. Il vaut mieux en être car après c’est un peu la cohue car de nombreux groupes arrivent depuis le refuge Albert 1°.

L’escalade est facile et agréable dans les rochers terminaux, malgré les crampons qu’il nous a fallut aider. En effet la nuit et les orages ont déposé du grésil en altitude. Au sommet de furtifs passages entre les nuages laissent apparaitre le Mont Blanc…

La descente se fait maintenant en douceur jusqu’au refuge Albert 1°, puis la vallée.

A 14 heures, avec la météo de la mi-journée nous décidons de tenter l’ascension du Mont Blanc dans le créneau météo offert jeudi. Soleil et pas de vent. C’est ce que nous attendons toujours…

Mercredi 12 juillet 2017

Le Tramway du Mont Blanc

En compagnie de François LACOUR, guide de haute montagne, qui nous rejoint pour cette ascension du Mont Blanc, nous utilisons le Tramway du Mont Blanc, train à crémaillère. Depuis Saint Gervais, le plaisent train touristique va nous monter au terminus, le Nid d’Aigle, à 2372 m. d’altitude.

Le Refuge de Tête Rousse

La montée au refuge de Tête Rousse n’est pas longue mais il ne faut pas s’y fatiguer. Nous adoptons un rythme posé, avec arrêts photos au milieu des bouquetins.

Un pique nique est même prévu, tranquille à mi chemin.

Et comme le repos fait partie d l’entrainement, qu’il est propice à l’acclimatation, nous passons une après midi calme au refuge avant d’aborder l’ascension finale du Mont Blanc demain matin.

Jeudi 13 juillet 2017

Montée au refuge du Gouter

Premier petit déjeuner achevé, la montée au refuge du Gouter peut débuter. La montée au refuge du Gouter se fait dans une face rocheuse de 800 metres de haut, jamais difficile, mais quoi demande de l’attention. Nous traversons le fameux couloir où les chutes de pierres sont rares le matin au petit jour. L’arête se fait doucement pour ne pas se fatiguer et garder intacte la forme pour la fin de l’ascension du Mont Blanc.

Le Refuge du Gouter

A 7 heures du matin nous sommes au refuge du Gouter, pour un second petit déjeuner. Il est bon de s’arrêter presque une heure au refuge, au chaud, avec une bonne collation, des boissons chaudes, avant de repartir vers le sommet du Mont Blanc.

Ascension du Mont Blanc

Les crampons sont chaussé, la fin se fait sur glacier et sur une ultime arête neigeuse, la fameuse arête des Bosses.

La montée au Dome du Gouter se passe bien, au frais, mais sans vent, l’air est calme. Un petite descente au Col du Dome, un raidillon et nous sommes au refuge Vallot à 4300 metres. Nous y dépassons les bâtons, le piolet est sortit, la partie technique va commencer. C’est l’arête des Bosses.

Cette arête est l’une des plus belles des Alpes. Aérienne, elle demande de la vigilance et une bonne technique de cramponnage. Qui a dit que le Mont Blanc était facile ?

Passé la première bosse, la plus longue, vient la seconde, puis une arête effilée. Une crevasse barre la route, mais elle ne présente pas de difficulté. C’est alors l’ultime ressaut, puis la dernière arête qui est un fil en plein ciel. Le fil a une extrémité, un petit plateau confortable, le sommet du Mont Blanc. Il réunit toutes les émotions qui nous viennent quand la cime est atteinte. Aujourd’hui il fait beau, pas trop froid, et nous profitons du moment unique….

Soirée au refuge du Gouter

La descente demande de la technique et il ne faut pas se relâcher. Chaque pas doit être mesuré, jusqu’au refuge Vallot et encore jusqu’au Col du Dome, où la pente devient plus raisonnable. Rester concentré est le maitre mot car la journée s’acheve au refuge du Gouter ; la descente fait partie de la course.

L’arrivée au refuge clôt cette journée magnifique qui reste gravée dans les mémoires. Il n’y a plus que profiter de la soirée, du coucher du soleil avant de se glisser sous la couette, heureux d’avoir vécue une si belle et longue journée.

Vendredi 14 juillet 2017

 

Il faut encore un peu de concentration ce matin. C’est pour cela que nous prenons un bon petit déjeuner à 7 heures, calmement. Il faut redescendre la face du Gouter, traverser le couloir, et rejoindre les abords du Refuge de Tête Rousse. Cela se passe bien après cette bonne nuit de repos. Il n’y a plus qu’à suivre le chemin, prendre le train, déjeuner les pieds nus dans l’herbe, est se souvenir. Belle semaine, forte, et félicitations à l’équipe !

Album Photo

Videos de l’Ascension du Mont Blanc

Trois journées de préparation à l’ascension du Mont Blanc

Ecole de Glace sur le Glacier du Tour

Ascension de la Petite Fourche

Le jour de l’ascension du Mont Blanc

L’ascension du Mont Blanc de Saint Gervais au sommet

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