Permis d'ascension du Mont Blanc

Permis d’ascension du Mont Blanc

Un permis pour gravir le Mont Blanc

Permis ascension Mont Blanc : Quatre mots qui ont, et vont secouer le monde de l’alpinisme en 2019 !

Le Mont Blanc est le toit des Alpes, ce qui veut simplement dire que c’et le plus haut sommet du massif. Parfois il est dit que le Mont Blanc est le sommet de l’Europe. C’est une querelle de géographes.

Par cette situation, le Mont Blanc, 4810 mètres d’altitude au dessus du niveau de la mer (l’altitude varie, parfois 4807, 4808, 4809…), cristallise ainsi bien des convoitises et des envies. Le Mont Blanc est devenu un incontournable pour beaucoup de prétendants à l’ascension. Bien au delà du cercle fermé des alpinistes.

Le type de personnes qui tente désormais l’ascension du Mont Blanc a bien évolué. De purs alpinistes, aguerris et avertis, détenteurs d’une solide expérience, jusque dans les années 1990. La tendance a fait évoluer le profil des candidats. Actuellement de plus en plus de personnes se tournent vers l’ascension du Mont Blanc en n’ayant jamais pratiqué l’alpinisme auparavant.

Tout au long de cet article concernant le permis d’ascension du Mont Blanc, vous verrez que le plus souvent nous utilisons le conditionnel. Car à ce jour (octobre 2018), rien ne semble décidé de façon certaine.

SÉJOUR ASSOCIE

 

Dans cet article Permis pour faire le Mont Blanc

Fréquentation – Surfréquentation au Mont Blanc

Qui gravit le Mont Blanc actuellement, Y a t’il tant de monde sur le Mont Blanc ?

Evolution de la fréquentation au Mont Blanc

Y a t’il toujours eu beaucoup d’alpinistes au Mont Blanc ? Faut il limiter le nombre d personnes qui gravissent la voie normale du Mont Blanc chaque année ? Y t’il d’autres voies d’ascensions au Mont Blanc ?

Solutions

Quelles ont été les pistes et les solutions proposées pour limiter l’accès au Mont Blanc par la voie normale ?

Le Permis d’ascension en 2019

Qu’en est il de ce permis proposé pour 2019 ?

Conséquences si vous voulez gravir le Mont Blanc avec un guide

Est il possible de gravir le Mont Blanc sans guide ? Vous prenez un guide pour le Mont Blanc, un permis d’ascension change t’il quelque chose ? Pourquoi le Mont Blanc en trois jours ?

Autres possibilités pour aller au sommet du Mont Blanc.

Existe t’il d’autres voies d’ascensions pour gravir le Mont Blanc, sans que ces voies soient trop difficiles ? Pourquoi tant de succès sur cette voie qui passe par l’aiguille du Gouter ?

La Fréquentation et la surfréquentation du Mont Blanc

L’ancien refuge du Gouter

Historique

En fait d’ancien refuge, plusieurs « refuges » ont été construit sur l’arête sommitale de l’aiguille du Gouter. Les premiers étaient vraiment exigus. Ce que l’on appelle désormais « l’ancien gouter » fut en fait le premier vrai refuge dans le sens entendu actuellement. Sa capacité était de 76 places et il fut achevé en 1960.
Ce refuge est toujours présent, il se trouve exactement à la jonction neige rocher sur l’arête de l’aiguille du Gouter. Exactement là où arrive la voie d’ascension d l’aiguille du Gouter depuis le refuge de Tête Rousse.

Une annexe de 40 places, toujours présente actuellement, est bâtie juste à coté de se refuge, portant donc la capacité totale à 116 places.

Les problèmes liés à l’ancien refuge du Gouter

Mais en fait, à cette époque, les refuges sont trop exigus face à la demande. L’hygiène est peu respectée (les toilettes sont devant le refuge), les sacs et les alpinistes s’entassent. Les normes de sécurité ne peuvent être respectées. Et dans les années 1980-début 1990, il était admis de ne pas réserver en refuge, certains n’ayant pas même un moyen de communication téléphonique. On imagine alors le refuge remplit à 200 % de sa capacité !

De plus il est toléré dans ces années de bivouaquer sur les replats de l’aiguille du Gouter, environ 10 minutes après le refuge, dans la neige, en direction du Dôme du Gouter. Le lieu finit par devenir un dépotoir. Le nombre de personnes qui gravissent le Mont Blanc chaque jour est très important.

Il faut noter que peu de personnes gravissent alors le Mont Blanc en trois jours depuis le refuge de Tête Rousse. Celui-ci est en effet trés petit, et les alpinistes ont un niveau physique important. Il est alors commun de gravir le Mont Blanc en deux jours.

Donc à cette époque, sans doute plus de personnes tentaient le Mont Blanc que ce qu’il se pratique aujourd’hui.

Le nouveau refuge du Gouter

Il ouvre au public en juin 2013. Sa capacité est de 120 places, ce qui n’augmente pas la capacité théorique d’accueil sur la voie normale du Gouter pour le Mont Blanc. Parallèlement la nuit sous tente à proximité du refuge est interdite, donc la capacité potentielle d’hébergement diminue.

Le refuge de Tête Rousse

Le nouveau refuge

Le refuge de Tête Rousse a été reconstruit en 2005, soit 8 ans avant son copain situé 800 mètres plus haut. Il dispose de 74 couchages en été, lorsqu’il est gardé. Sa reconstruction a changé la donne par un glissement de l’activité sur le Mont Blanc.

Certains personnes font l’ascension du Mont Blanc directement depuis le refuge de Tête Rousse au sommet, et redescendent dans la journée.

Pourquoi coucher au refuge de Tête Rousse

D’autres alpinistes préfèrent aller au sommet et redescendre au refuge du Gouter pour s’y arrêter passer la nuit avant de redescendre. C’est le Mont Blanc en 3 jours. Les guides de haute montagne ont peu à peu développé cette formule pour plusieurs raisons :
Cela fait franchir le couloir du Gouter au petit jour à la montée. Heure à laquelle, statistiquement, le risque de chutes de pierres est moins important.
La descente qui est souvent douloureuse, est scindée en deux parties.
La nuit au refuge du Gouter se déroule à la descente après le sommet. Les personnes dorment mieux car soulagées du stress de l’ascension.
Il reste une possibilité, en cas de mauvais temps le deuxième jour, de gravir le Mont Blanc le dernier jour. Dans le cas où le deuxième jour il a été possible de monter au refuge du gouter malgré les conditions défavorables.
A la descente le troisième jour, si le Mont Blanc a été gravit la veille, le couloir du gouter est traversé vers 8 heures 30 / 9 heures. Ce qui, statistiquement toujours, diminue le risque de chutes de pierres.

C’est la formule que Alpes Aventure a choisi de proposer dans ses séjours d’ascension par la voie normale du Gouter :
Le Mont Blanc en trois jours avec Alpes Aventure après préparation.

Le refuge du Nid d’Aigle

Il existe également un refuge privé à 10 minutes au dessus de l’arrivée du tramway du Mont Blanc, au Nid d’Aigle. Situé à 2400 mètres, ce refuge est bien bas. Mais il offre toutefois 20 places supplémentaires, ce qui accroit encore la capacité d’accueil.

Le village de tentes de Tête Rousse

A 5 minutes du refuge de Tête Rousse, un « village de tentes » est installé, autorisé et controlé. Il est possible d’y louer une tente pour pallier à la petite capacité (relative) du refuge de Tête Rousse. Les campeurs peuvent bénéficier de la restauration au refuge ou de se débrouiller.

L’abri Vallot

Vallot est un abri, de secours, et non un refuge, à 4300 mètres d’altitude. Un des problèmes est que certaines cordées partent de Tête Rousse, ou du Nid d’Aigle, et vont coucher à l’abri Vallot. L’abri Vallot ne devrait servir qu’en cas de détresse. Essentiellement pour des cordées qui arrivent tard ou dans le mauvais temps depuis la face sud du Mont blanc. La face Sud du Mont Blanc concentre les itinéraires difficiles, et l’abri Vallot permet d’avoir un point de chute salvateur en cas de problèmes sur le retour.

Conclusion

Pour finir, les bivouacs sauvages ont été réglementés. La capacités des refuges a été accrues, surtout avec le refuge de Tête Rousse. De plus quelques (rares) personnes forcent le passage au refuge du Gouter et y arrivent, depuis le bas, le soir vers 21 heures. Elles dorment dans les couloirs de façon illégale. C’est assez marginal mais cela arrive. Il y a donc bien une fréquentation importante du lieu, mais pas de surfréquentation. Au regard des capacités offertes il y a quelques années avec les personnes qui montaient san réserver (cela a toujours existé) et les bivouacs sauvages, il y a sensiblement la même fréquentation aujourd’hui.

Le problème que l’on rencontre aujourd’hui vient plutôt de fait collatéraux :
-L’incivisme de certains qui polluent l’itinéraire
-Ce même incivisme de certains qui ne réservent pas et forcent le passage

Si on compare avec la fréquentation de certains itinéraires, comme la voie normale du Mont Rose par exemple, on ne peut parler de fréquentation réellement excessive. Il y a du monde certes, mais il arrive de se retrouver seul ou presque au sommet. Surtout avec une ascension en journée avec la formule trois jours. Les cordées s’étalent sur la montagne en fonction de leur heure de départ et leur vitesse d’ascension, et la fréquentation »se dilue ».

 

Solutions

Quelles solutions pour limiter la fréquentation au Mont Blanc par la voie normale ?

Capacités d’accueil sur la voie normale du Mont Blanc

A ce jour, les capacités d’accueil ont évolué et se sont étoffées : Refuges du Nid d’Aigle, de Tête Rousse et du Gouter. Au total 120 + 74 + 20 = 214 places.

Auparavant il n’y avait pas autant de places mais il était possible de dormir sous tente, de façon un peu « sauvage » mais tolérée.

Une des solutions, après la construction et la reconstruction des nouveaux refuges, a été d’interdire le camping sur le Mont Blanc. Sauf dans une zone controlée qui est l’abord du refuge de Tête Rousse.

Une autre solution a été de contrôler la réservation au refuge du Gouter. Les gendarmes du PGHM de Chamonix, dont ce n’est pas la vocation, contrôlent parfois (ce n’est pas systématique) que les personnes qui s’engagent au delà du refuge de Tête Rousse ont bien une réservation. Certaines cordées passent au travers des mailles du filet car les gendarmes ne sont pas toujours présents. De plus ces cordées passent parfois tôt le matin (la nuit) ou tard le soir.

Arrêté du Maire de Saint Gervais Mr Peillex

Enfin, le maire de Saint Gervais, Mr Peillex, a fait voter un arrêté municipal. Un arrêté obligeant les candidats à l’ascension à être équipés d’un minimum de matériel dit « de base » et semblant être indispensable à l’ascension.

Cette mesure n’est guère satisfaisante car le matériel doit être adapté aux conditions (la tenue vestimentaire par exemple). Le matériel technique dans le sac ne fait pas tout : le posséder n’indique pas que l’on sait s’en servir.

Pour aller plus loin dans ses démarches, le maire de Saint Gervais a proposé lors d’une réunion le 3 septembre 2018 d’instaurer un permis d’ascension, en concertation avec la préfecture et les gardiens de refuge.

Le permis d’ascension du Mont Blanc, en 2019 peut être

Un permis d’ascension du Mont Blanc pour qui ?

Ce permis d’ascension serait délivré aux personnes détentrice d’une réservation sur l’un des trois refuges de la voie normale. A savoir, Nid d’Aigle, Tête Rousse, Gouter. C’est simple et lipide : vous avez une place en refuge, vous avez le droit de grimper.

Ce permis serait délivré pour chaque ascension. Pour tous, amateurs, professionnels et amateurs accompagnés d’un professionnel.

Combien de permis d’ascension du Mont Blanc délivrés chaque jour ?

Ici également rien de très compliqué. Il y a trois refuges, le calcul est présenté plus haut : il y a 214 places, donc 214 permis par jour.

La réalité des faits

Un véritable permis avec test ?

La réalité c’est que finalement ce n’est pas un permis au sens dans lequel nous l’entendons habituellement. Un permis, souvent, atteste d’une compétence : permis bateau, permis de conduire. « Attestation de réservation » aurait été plus judicieux. Le mot « permis » choque car il est, peut être à tord, attaché à des compétences. Alors qu’ici il semblerait qu’il ne soit attaché qu’au simple fait d’avoir une réservation. Ceci dit il n’est pas simple de réserver !

Le droit français

La notion de permis va à l’encontre du droit français qui estime que chacun à le droit d’aller et venir sur le territoire. Dans le massif du Mont Blanc il n’y a aucune reserve naturelle, parc naturel régional ou parc national, donc difficile d’envisager une restriction. L’avenir nous le dira.

Car à ce jour rien n’est ferme au niveau décision.

Autre question, vous avez réservé au Nid d’Aigle et pas plus haut, qu’en est il : faire l’aller retour au sommet dans la journée ne s’invente pas, il faut en avoir la capacité.

Qui va contrôler le permis d’ascension au Mont Blanc ?

Créer des postes de contrôle

A ce jour le PGHM, le peloton de gendarmerie de haute montagne n’a pas du tout envisagé d’être le garant et le contrôleur des permis d’ascension. Sa vocation est le secours en montagne. La mairie de Saint Gervais, et son maire Mr Peillex, qui est moteur sur le sujet, envisage de rétablir des emplois municipaux de police, que l’on pourrait appeler « garde-champêtres », profession un peu oubliée qui serait remise au gout du jour. Ces personnes seraient postée à l’arrivée du train du Nid d’Aigle et effectuerai le contrôle.

Bien sûr créer des emplois nécessite de les financer. Le permis d’ascension serait donc payant.

La loi est dure, mais c’est la loi !

Chacun sait que la loi est faite pour être contournée. Il n’est pas difficile d’imaginer les stratagèmes qui pourraient être utilisés pour éviter le contrôle pour des personnes sans réservation dans l’un des refuges. A commencer par éviter le Nid d’Aigle et monter à pied depuis Bellevue par un autre itinéraire.

Conséquences si vous voulez gravir le Mont Blanc avec un guide

Mont Blanc avec ou sans guide ?

Pas d’improvisation sur le Mont Blanc

Gravir le Mont Blanc ne s’improvise pas. Il faut de sérieuses compétences pour le gravir de façon autonome. Ceci rien n’empêche de tenter l’aventure sans guide. Il faut vraiment aborder cette ascension avec sérieux. Avec tout le sérieux que chaque alpiniste devrait avoir en montagne, car la montagne facile, cela n’existe pas.

La réservation dans les refuges du Mont Blanc

Le système de réservation, semble a priori avantager les agences, et dans une moindre mesure les guides indépendants, par rapport aux alpinistes autonomes. Il faut savoir que seule la FFCAM (le club alpin français) propriétaire des refuges de Tête Rousse et du Gouter, décide de sa politique de vente des places. En aucun cas les guides indépendants ou les petites agences, ni le syndicat national des guides de montagne (SNGM) ne sont consultés pour la mise en place du process de réservation et les dates de mise en vente.

Préparation à l’ascension du Mont Blanc

Nous proposons chez Alpes Aventure des formules pour gravir le Mont Blanc avec une formation initiale. Car nous pensons, à juste titre, que le Mont Blanc n’est pas un sommet d’initiation. Nous faisons donc le maximum pour que nos participants soient le mieux préparés possible. Et ne soient plus vraiment débutant pour l’ascension. Bien sûr il serait préférable de faire un séjour complet d’alpinisme avant de s’inscrire à un séjour Mont Blanc. mais cela n’est pas toujours envisageable ou envisagé par les personnes qui nous contactent.

Des séjours longs pour le Mont Blanc

Chez Alpes Aventure, nous ne proposons pas de courts séjours Mont Blanc. Nos séjours comprennent 3 journées complètes de montagne avant de tenter l’ascension. Nous aimerions de tout coeur que le Mont Blanc redeviennent une montagne que l’on aborde après une bonne expérience de la haute montagne. Comme aboutissement après plusieurs années de pratique. L’usage actuel prouve que c’est un peu le contraire qui se passe.

Nous proposons un article de blog de préparation à l’altitude : le voir ici. En tout cas nous déconseillons l’ascension du Mont Blanc « sec », en deux jours sans préparation.

Cet article de préparation à l’altitude s’adresse aussi bien aux personnes qui veulent tenter le Mont Blanc en notre compagnie que en cordée d’amateurs (et amatrices).

Gravir le Mont Blanc sans guide

Il n’y a pas de raisons d’être opposé à ce que des amateurs gravissent le Mont Blanc sans guide. A partir du moment où se sont des amateurs avertis qui ont une pratique saine et responsable d l’alpinisme. Nous avons commencé l’alpinisme ainsi, parfois sans guide. Dans l’équipe Alpes Aventure, la première fois que nous avons gravit le Mont Blanc nous étions sans guide. Et nous n’étions pas guides nous même.
Il y a une quantité impressionnante de sommets à gravir pour se faire la main. Vous trouvez des séjours pédagogiques avec des guides pour se préparer, avant de tenter une ascension du Mont Blanc sans guide. il ne faut juste pas improviser. C’est cette improvisation parfois trop importante qui conduit les autorités à légiférer. Mais il faut savoir qu’il y a majoritairement des gens responsables sur l’ascension du mont Blanc, des amateurs éclairés ou des amateurs encadrés par des guides.

Chacun est libre de sa pratique et il serait dommageable que la présence d’un guide pour l’ascension par la voie normale soit rendue obligatoire. Nous n’en sommes pas encore là.

Je veux gravir le Mont Blanc avec un guide de haute montagne

Guide et permis d’ascension

Si vous voulez gravir le Mont Blanc avec un guide, vous devrez également avoir un permis d’ascension si celui-ci se met en place. Bien sûr votre guide, ou Alpes Aventure si vous passez par notre structure, feront le nécessaire pour obtenir votre permis qui est lié à la réservation de votre place au refuge. Une démarche effectuée par nos soins. Le permis d’ascension ne change donc rien pour une personne qui engage un guide ou une structure pour aller au Mont Blanc : nous n’envisageons l’ascension qu’avec des places de refuge réservées. C’est ce qui vous importe : un guide (sympathique), un lit au chaud, une ascension. Le permis suivra. Cela ne change rien pour vous.

Guide et ascension

Gravir le Mont Blanc avec un guide, ce n’est pas que être encordé avec quelqu’un qui « tire » en haut. C’est quelqu’un qui vous aide à avoir le bon rythme. Le guide de haute montagne assure votre sécurité au maximum de ce qu’il peut faire. C’est quelqu’un qui va vous faire partager la montagne et sa passion, ses expériences. Le guide est présent avec vous toute la journée, et la nuit lors des départs matinaux ! Il sera présent au refuge, et le partage humain n’est pas un vain mot. Le guide sera plus qu’un technicien, il sera un coach sportif, un enseignant, un passeur d’émotions et un ami sur la montagne.

Notre proposition pour la voie normale du Mont Blanc avec préparation, 7 jours avec 6 jours de montagne : c’est par ici !

Voici une vidéo d’école de glace lors de la préparation à l’ascension du Mont Blanc. C’est votre premier jour de préparation.

Les autres voies d’ascension pour le Mont Blanc

Y a t’il des voies faciles pour accéder au Mont Blanc ?

Comme nous l’avons exposé plus haut, il n’y a pas de voie « facile » pour aller au Mont Blanc. Certains vous affirmeront le contraire.

-Pour un bon alpiniste, le Mont Blanc, c’est facile. Il vous le dira donc sans hésiter, c’est facile.
-Dans le monde de l’alpinisme, la cotation du Mont Blanc reste « peu difficile » par la voie normale par le refuge du Gouter. Ce n’est donc pas « facile ».
-La voie la moins difficile reste celle qui passe par l’aiguille du Gouter, coté Saint Gervais, pour rejoindre l’arête des Bosses.
-Les personnes qui reviennent du sommet après avoir réussit l’ascension, et pour qui c’est la première expérience de la haute montagne, même après trois jours de préparation, vous diront toutes que c’est difficile à très difficile. Toutes les personnes. A de très rares exceptions. Au retour dans la vallée, ces personnes oublient l’effort et ne gardent en tête que la joie du sommet. tant mieux. mais elles oublient de dire que c’est vraiment difficile.
-Pour terminer, rappelez vous que le Mont Blanc c’est plus qu’un « 4000 ». Il ne lui manque que 200 mètres pour atteindre 5000 mètres d’altitude. Au dessus de 4200 / 4300 mètres vous entrez dans un autre monde.

Donc non, il n’y a pas de voie « facile » pour aller au Mont Blanc. Nous allons le énumérer avant de revenir à notre sujet, le permis d’ascension du Mont Blanc.

Quelles sont donc les voies les moins difficiles pour aller au Mont Blanc ?

La Voie normale du Mont Blanc par l’Aiguille du Gouter.

La première, la plus abordable, c’est celle qui part du Nid d’Aigle à 2300 mètres et passe par l’aiguille du Gouter. Trois refuges et un abri de secours jalonnent l’itinéraire : Le refuge du Nid d’Aigle à 10 minutes du terminus du train, le refuge de Tête Rousse, le refuge du Gouter et l’abri Vallot. Le Mont Blanc par cet itinéraire peut se gravir en deux jours, avec nuit au refuge du Gouter ou au refuge de Tête Rousse (pour les très très rapides).

Il peut être gravi en trois jours, en faisant une première nuit au refuge de Tête Rousse, puis en gravissant le Mont Blanc avec nuit au refuge du Gouter. Et enfin retour dans la vallée le dernier jour. Attention, le tramway du Mont Blanc qui monte à plus de 2300 mètres peut être fermé pour des raisons techniques. L’ascension est alors plus sérieuse. C’est sur cette voie que vous arrivez sur internet quand vous tapez ascension mont blanc débutant dans un moteur de recherche.

 

 

Le Mont Blanc coté italien, Route des Aiguilles Grises ou Voie du Pape

Il existe un itinéraire mont blanc coté italien, que l’on pourrait qualifier de voie normale italienne : c’est la route des Aiguilles Grises ou Voie du Pape. Elle part du refuge Gonella.

Les Aiguilles Grises ne sont en fait qu’effleurées. La voie passe par un glacier fort crevassé, le glacier du Dôme, qu’il est bon d’aborder plutôt en début de saison. La Voie du pape en réfère à Achille Ratti qui le 1° août 1890 est redescendu par cet itinéraire avec ses compagnons après avoir ouvert l’éperon de la Tournette au Mont Blanc. Achille Ratti qui allait devenir le Pape Pie XI. D’où l’appellation Voie du Pape.

Cette voie se déroule un peu dans l' »Himalaya du pauvre » ! L’ambiance est vraiment énorme avec des faces gigantesques. Il y a un long glacier à remonter jusqu’au refuge Gonella. Ceux qui ont une excellente forme physique et le sens de l’aventure pourront tenter cette voie. Elle n’est guère plus difficile techniquement que la voie normale du Mont Blanc par l’Aiguille du Gouter. La route des Aiguilles grises au Mont Blanc sera physiquement plus soutenue. Cette voie du Pape se fait en deux jours mais il faudra une solide forme physique. Une bonne solution consiste à la faire en trois jours; une fois de plus ! Le jour 1 vous montez au refuge Gonella, le Jour 2 vous faites le sommet du Mont Blanc et vous couchez au refuge Gonella ou au refuge du Gouter à la descente, et le troisième jour vous descendez en vallée.

Cette ascension nécessite d’être très bien acclimaté. Alpes aventure vous la propose en séjour sur une semaine trés italienne : voir la semaine italienne du Mont Blanc Alpes Aventure.

Le Mont Blanc par les trois Monts

Qui sont donc ces trois « monts » ? Le Mont Blanc du Tacul, le Mont Maudit et le Mont Blanc.

L’appellation « trois monts » porte à confusion.

Tout d’abord « monts ». On imagine volontiers trois bosses à enchaîner. Que nenni ! En fait l’ascension est raide et technique. Plutôt coté « Assez Difficile » plutôt que « Peu Difficile ». Il faut savoir cramponner en pointes avant à plus de 4400 mètres, la voie est exposée longuement aux chutes de glace. C’est tout sauf une promenade. La voie est donc d’un bon niveau. Ce n’est pas une voie normale. Elle débute au refuge des Cosmiques à 3600 mètres, et le plus souvent les cordées traversent au refuge du Gouter.

Ensuite « les trois monts ». En fait les deux premiers sont esquivés, en retrait par rapport au plus court chemin. Le Mont Blanc du Tacul et le Mont Maudit sont évités par leurs « épaules ».

La traversée du Mont Blanc, autre nom de cette ascension lorsque l’on descends par le refuge du Gouter, est tout sauf une voie normale. Elle est exposée, dangereuse et difficile. Donc méfiance.

 

Et le permis d’ascension, à qui s’adresse t’il ?

Si vous tentez le Mont Blanc par l’aiguille du Gouter, et donc la voie normale depuis Saint Gervais, il faudra penser à ce permis d’ascension.

Pour toutes les autres voies, aucun permis d’ascension n’est envisagé pour le moment. Il est certain que la Voie du Pape, par les Aiguilles Grises, celle que l’on nomme la voie normale italienne, est nettement moins fréquentée. La voie des trois monts, difficile et exposée, reste réservée à des alpinistes plus aguerris que la voie normale de l’aiguille du Gouter. Reste à envisager ce qui pourrait se passer si il manque vraiment de « place » pour aller au Mont Blanc par Saint Gervais. Va t’on voir un afflux d’alpinistes insuffisamment préparés sur la voie normale italienne et les trois monts, qui se déroutent vers ces itinéraires par défaut ? L’avenir nous le dira.

En résumé

Permis pour quelle ascension

Le permis d’ascension du Mont Blanc n’est pas encore en place. Il a été évoqué par les institutions, Mairie de Saint Gervais, Préfecture de la Haute Savoie. Le permis ne s’adresse qu’à la voie normale depuis Saint Gervais, le Nid d’Aigle et par l’aiguille du Gouter. Le maire de Chamonix n’a pas été consulté et craint un report d’alpinistes insuffisamment préparés techniquement sur l’itinéraire du Gouter.

Permis d’ascension pour votre séjour avec un guide

Ce permis est lié à la délivrance de places de couchage dans l’un des trois refuges de la voie normale de Saint Gervais : Nid d’Aigle, Tête Rousse et Gouter. Un guide ou une association de guides, ce que nous sommes chez Alpes Aventure, propose des séjours d’ascension – avec places réservées dans deux de ces refuges. Vous pourrez donc avoir le permis d’ascension pour le Mont Blanc en participant à un séjour Alpes Aventure dans l’état actuel des choses, permis que nous nous chargeons d’obtenir pour vous dans la mesure où cela sera possible. Pour le moment…le Mont Blanc reste un espace de liberté !