Encadrement :
Guillaume, François, Yves
Participants :
- Antoine
- Elouan
- Jean-Olivier
- Laurent
- Olivier
- Philippe
Massif :
Mont Blanc
Dimanche, 13 septembre 2026
Nous nous retrouvons comme il est habituel au magasin Sanglard Sport de Chamonix où nous sommes toujours si bien accueillis. Nous y essayons avant de le récupérer les chaussures d’alpinisme de location.
Puis nous allons vers notre hebergement du soir avec qui nous collaborons maintenant depuis plusieurs années, l’Hotel Arveyron.
C’est là, sur la pelouse de l’hotel, que nous allons préparer nos sacs à dos pour le lendemain, régler les crampons, et donc pour chacun récupérer tout le matériel de prêt fournis par Alpes Aventure : Piolets, crampons, baudriers, casques, thermos.
Vient alors l’heure du repas, que nous prenons au restaurant voisin, la crémerie du Moulin. Et ensuite une bonne nuit s’annonce pour bien aborder cette semaine d’alpinisme au pays du Mont Blanc !
Lundi, 14 septembre 2026
Nous partons tôt un peu avant 8 heures car le programme de cette semaine est modifié, par rapport au programme classique d’une semaine "Mont Blanc". En effet le refuge Albert 1° est fermé pour fin de saison, nous allons donc à Champex-Lac en Suisse. Nous allons passer deux nuits à la Cabane du trient, et nous montons à la Breya pour démarrer l’ascension grâce au télésiège de la Breya qui part de Champex.
Nous montons par le sentier en balcon pour rejoindre le pied du Glacier d’Orny. Pique-nique au pied du Glacier d’Orny, ce qui permet de se refaire la cerise avant d’aborder la montée finale à la Cabane du Trient. Nous montons par le glacier, en logeant les bédières et en approchant de magnifiques moulins. C’est l’occasion de joindre l’utile et l’agréable, cette montée nous permet tout au long du Glacier d’orna de faire une école de glace : marche en crampons, utilisation du piolet, marche encordée, techniques de sécurité, tout y passe.
En milieu d’aprés -midi nous sommes au Col d’Orny, et en quelques mètres nous quittons le glacier pour finir par le raide sentier qui en 10 minutes nous amène à la Cabane du trient.
Cette première journée bien remplie pose les bases de la semaine, tant au niveau du rythme de marche qu’au niveau technique glaciaire. Il restera l’acclimatation qui va se faire grâce à ces deux nuits en altitude, et l’évolution en rocher.
Mardi, 15 septembre 2026
Nous choisissons un départ matinal, pour le plaisir de l’expérience de la marche nocturne, et l’ambition d’admirer le lever du soleil le plus haut possible sur la montagne.
nous allons faire aujourd’hui un circuit, en commençant par aller au pied de l’Aiguille du Tour. La rimaie, la dernière crevasse avant les pentes de neige/glace raides et les rochers, est trop ouverte pour être franchie, et nous n’ruons pas à l’Aigle du tour. mais nous avons le plaisir de jouir d’un superbe lever de soleil dans dernières pentes en longeant le col supérieur du Tour.
Aprés la pause nous redescendons, pour remonter au Col du Tour (3280 m). Puis nous remontons la première partie de l’arête NW de la Tête Blanche pour finir au sommet par les rochers du versant ouest, à 3429 m.
La descente se fait par le même itinéraire, puis par le glacier du Trient avec un crochet par la fenêtre de Salina (3261 m) qui malheureusement ne peut plus être atteinte a cause du recul glaciaire : il faudrait remonter 20 mètres de rochers difficiles et délités, ce qui n’est pas envisageable ni à conseiller.
Le retour par le glacier est panoramique, un peu long mais magnifique. Et au refuge, le bonheur est là pour partager un rösti typiquement suisse pour le repas de midi ! C’est tout le plaisir d’être en montagne, de partager de bons moments d’altitude et de plaisir convivial en refuge, au-delà de l’objectif de l’ascension du Mont Blanc.
Après la sieste, un petit cours sur les noeuds de base de l’alpiniste augmente la culture générale alpine de tout le monde, et le repas arrive avant une bonne nuit !
Tête Blanche, 3429 m, Arête Nord-ouest classique. Massif du Mont Blanc, Mixte, F.
Fenêtre de Saleina, 3261 m, Versant ouest. Massif du Mont Blanc, Neige, F.
Mercredi, 16 septembre 2026
Nous nous levons encore tôt ce matin : le but étant de marcher et grimper dans les rochers en fin de nuit, au petit jour, afin de bien se préparer à l’ascension de l’Aiguille du Gouter, entre les refuges de Tete Rousse et du Gouter. Cette ascension en effet se déroulera aux premières lueurs du jour avec un départ de nuit du refuge de Tete Rousse, pour arriver au grand couloir au premières lueurs du jour. Cela s’anticipe ! Une ascension du Mont Blanc cela se prépare.
La progression est agréable sur cette arête avec quelques passages plus difficiles mais toujours abordables. Le groupe marche bien et nous sommes presque trop tôt au sommet : il faut attendre le lever du soleil pour les photos, qui n’en seront que plus belles. Les éclairages sur les arêtes du Val d’Arpette sont magnifiques.
Nous repassons à la Cabane du trient, puis enchainons avec la descente du Glacier d’Orny, qui après les rochers, permet d’en remettre une couche sur l’apprentissage du cramponnage.
Nous retrouvons le sentier, la Breya et le télésiège. Un repas à Sembrancher sur la route et nous voici à Chamonix pour la douche, l’hotel et le repos, avant le briefing du soir pour préparer les trois jours à venir et l’ascension du Mont Blanc.
Pointe d’Orny, 3271 m, Arête Sud-est intégrale. Massif du Mont Blanc, Rocher, F.
Jeudi, 17 septembre 2026
C’est une journée de montée en refuge qui nous attends, avec de nombreux transferts.
Il faut tout d’abord aller au Fayet pour rejoindre le départ du Tramway du Mont Blanc, à Saint Gervais, dans le fond de la vallée. Un petit café s’impose en attendant le train, accompagné par Yves, le troisième guide de cette aventure, qui nous rejoint ce matin. Tout le monde se repose pendant que les guides vont chercher les billets du train réservés à l’avance auprès du tramway du Mont Blanc.
A 10 heures le train démarre, et nous voici en route pour le Nid d’Aigle qui est le terminus du Tramway du Mont Blanc.
Nous débutons la marche à 2390 m au Nid d’Aigle, au bout de la ligne étendue en 2026, juste au niveau du refuge du Nid d’Aigle.
Au désert de Pierre Ronde non loin de la cabane des Rognes nous prenons le pique-nique au soleil, avant d continuer et d’atteindre le refuge de Tête Rousse vers 13 heures 30. Repos, et encore repos, l’ascension du Mont Blanc c’est aussi savoir gérer ses émotions et son physique, et donc faire baisser un peu la pression pour donner le meilleur de soi-même. La journée de demain va être longue !
Vendredi, 18 septembre 2026
Le départ est donné comme prévu juste avant le jour. De cette manière nous arrivons à la traversée du couloir avec de la visibilité, ce qui, pour la sécurité, est une bonne option.
La montée au refuge du Gouter depuis le refuge de Tête Rousse n’est pas à négliger, il y a 600 metres de dénivelée, du rocher et encore du rocher : l’ascension du Mont Blanc n’est pas que la marche dans la neige, c’est aussi technique et c’est aussi rocheux !
Nous faisons une bonne pause au refuge du Gouter, avec du thé et du café chaud, et une bonne part de tarte aux fruits rouges ! cette pause fait du bien, au chaud, au calme, avant de repartir vers le Dôme du Gouter.
Cette montée au Dôme du Gouter est longue, il faut la prendre calmement, patiemment, et ne se griller pour le reste de l’ascension. Au Dove du Gouter, le sommet du Mont Blanc est enfin là devant nous. Au loin le refuge Vallot, l’arête des Bosses que nous allons remonter.
Au refuge Vallot qui est un simple abri de secours, nous laissons un bâton pour prendre le piolet. L’Arête des Bosses c’est le gros morceau final. Raide, aérien, technique, physique. Chaque pas nous emmène vers le sommet, chaque pas est difficile mais important, et ne sera plus à faire. On souffre beaucoup et c’est le mental qui fait monter en haut, autant que le physique. Bien sur sans physique ce n’est pas possible de monter, il ne faut tout remettre au mental, mais sans mental le physique indispensable ne sera rien. Chaque pas compte.
Premier bosse, seconde bosse, passage en face nord, la crevasse, les rochers de la Tournette. nous y sommes, 4700 metres, la dernière et ultime arête est là. Elle conduit au sommet, au bonheur, à la délivrance aussi.
Et la descente ; il ne faut pas l’oublier. Garder les pieds à plat dans la trace, écartés, genoux fléchit, rester concentré reste indispensable. jusque’u refuge Vallot il ne faut pas s’emmener les pieds et rester vif d’esprit. Avec l’altitude c’est difficile.
Ensuite tout déroule, et même si la fatigue est là, le refuge du Gouter approche. Il faut imaginer ces passages, fatigués, dans le mauvais temps et la tempête : Le Mont Blanc demande des conditions météo exceptionnelles pour que cela reste jouable et non pas une roulette russe.
Et voici donc le refuge du Gouter, la fin, le repos, la joie. Parvo.
Mont Blanc, 4810 m, Massif du Mont Blanc, Neige et Rocher, PD-.
Samedi, 19 septembre 2026
C’est le dernier jour de la semaine. Et il y a encore de l’alpinisme. il faut descendre du refuge du Gouter au départ du train au Nid d’Aigle, 1500 mètres de descente avec une partie technique, ces rochers gravis la veille, le grand couloir à traverser. Il faut integrer cette descente dans son projet.
Mais quel bonheur ensuite de s’assoir au Fayet devant un bon plat, tous ensemble, et de parler déjà de ces souvenirs merveilleux, et d’envisager peut-être d’autres sommets, car il ya tant d’émotions à vivre en haute montagne, et en montagne tout court !
Toutes nos félicitations à l’équipe, tout le monde au sommet, un bel esprit de groupe qui permet de se dépasser. Encore bravo.
Toutes les photos de la semaine de préparation et d’ascension du Mont Blanc en haute définition :
https://photos.app.goo.gl/6QTyMuADJaE66Dx37