Alpinisme Tour des Bans, 10 au 15 juin 2019

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Alpinisme Valgaudemar, Vallouise et Vénéon

Le Tour des Bans, c’est une itinérance en alpinisme entre trois vallées majeures du Parc National des Ecrins : Vallouise, Valgaudemar et Vénéon. Nos modifications de programme ont fortement orienté cela vers un séjour alpinisme Valgaudemar !

Cette année notre tour des Bans a été perturbé par des passages de mauvais temps orageux. Le premier col, le Pas des Aupillous, a été réussi grâce à une fenêtre météo très courte. les Rouies ont été gravies sous un soleil radieux par un froid glacial. Puis le chaud est revenu, et les orages. La traversée sur le refuge de la Pilatte n’a pas été réalisée et un plan B nous a fait revenir sur Vallouise par le Col glaciaire du Loup de Valgaudemar, au dessus du refuge de Chabournéeou. Au final, un tour bien sauvage, sans traces. Nous n’avons rencontré qu’une randonneuse au refuge du Pigeonnier et une cordée avec un guide de haute montagne au refuge de Chabournéou. Pas de foule en montagne dans les Ecrins.

SÉJOUR ASSOCIE

 

Dans cet article Alpinisme Valgaudemar Tour des Bans

Présentation – Lieu – Alpinistes – Encadrement -Téléchargement – Jour par Jour – Album photo – Vidéo Tour des Bans – Partage réseaux sociaux – Commentaires

Lieu

Massif des Ecrins, Hautes Alpes et Isère, France.

Alpinistes :

  • Nicolas

Encadrement :

  • Guillaume CHRISTIAN

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Lundi 10 juin 2019

L’Argentière la Bessée

Nous nous retrouvons à l’Argentière la Bessée au café de la Mairie, puisque le train est arrivé depuis pas mal de temps à l’heure de rendez vous. Nicolas a profité du temps pour s’installer dans cet endroit sympathique au coeur du village.

Entre les Aygues

Le temps est menaçant et nous partons de Entre les Aygues avec un peu d’appréhension. Pluie ou pas pluie ? Quelques gouttes nous accompagnent mais finalement c’est plutôt secs que nous arrivons au refuge des Bans.

Refuge des Bans

Première nuit en montagne pour ce tour des Bans. le refuge des Bans nous accueille, tout petit et chaleureux. Stéphane nous prépare une fondue d’anthologie, ce soir nous sommes seuls au refuge. Il suffit de penser à certains coins des Alpes où il n’est déjà plus possible de réserver une place en refuge, et ce depuis plusieurs semaines, pour mesurer la valeur de ce bonheur de pouvoir prendre le temps de discuter longuement avec le gardien. Le bonheur de pouvoir faire son sac paisiblement. Et le confort de pouvoir poser ses affaires et le récupérer un peu plus tard sans que quelqu’un les aient déplacées ou au pire « empruntées ».

Mardi 11 juin 2019

Pas des Aupillous

La pluie du soir s’est arrêtée. Le ciel est chargé, les nuages défilent en rand serré, mais parfois des troues laissent apparaitre quelques étoiles. dans la nuit les sommets apparaissent blanchis par les orages de la veille.

Le pas des Aupillous est bien enneigé, c’est le plaisir du début de saison. Le couloir final est aussi tout en neige, voilà de bonnes conditions. parfois le soleil sort un peu, furtivement. Au col l’ambiance est plutôt au vent et au froid, nous ne nous attardons pas. Il faut échapper aux averses de la mi-journée. Le glacier des Aupillous est bien bouché, la neige descend bas, et donc la descente va vite. Un petite pause pique nique à la cabane du pis avant que la pluie n’arrive nous remets d’aplomb, et direction le Chalet refuge hotel (on ne sait plus trop comment l’appeler) du Gioberney.

Chalet Refuge du Gioberney

La pluie fini par arriver, pas trop forte, juste pour nous faire presser le pas. Nous passons au pied du voile de la mariée, la belle cascade, sans nous arrêter, et trouvons le calme et le sec au chalet du Gioberney. Les ondées décident alors de redoubler d’intensité, heureuses d’avoir été clémente avec nous.

Ici le confort est de mise, petite salle de bar, grande salle de restaurant, et chambre avec douche chaude. Profitons, et attendons le ciel bleu annoncé demain.

Mercredi 12 juin 2019

Ecole d’escalade au Gioberney

Broullard du matin nous accueille au réveil. Plutôt bon signe en ces vallées de l’ouest des Hautes Alpes, le soleil doit briller au dessus. Donc patience, un bon petit déjeuner s’impose. le soleil fait fondre l’humidité vers 9 heures, et nous dirigeons sans précipitation vers les blocs des Gioberney. C’est une matinée d’escalade qui se profile, avec deux voies équipées de 15 mètres pour avoir le plaisir de grimper en premier de cordée. Nous faisons un rappel également, et nous en profitons pour tester grandeur nature le fameux Escaper de Beal.

Refuge du Pigeonnier

Aprés l’escalade du matin, nous voilà partis pour le refuge du Pigeonnier. nous avons la journée pour monter, nous faisons donc le petit circuit par le Lac Lauzon, où nous pique-niquons. L’endroit est magnifique dans cette solitude de début de saison, avec les sommets tout fraichement enneigés autour de nous. C’est l’Himalaya…ou presque.

Nous arrivons au refuge du Pigeonnier en fin de journée, qui est ouvert pour nous accueillir. le gardien n’est pas là, mais il arrive comme prévu rapidement; il monte spécialement pour nous. Luxe !

Jeudi 13 juin 2019

Les Rouies

Ce matin, réveil nocturne et départ à la lueur de la frontale vers le sommet des Rouies. L’enneigement est optimal, la neige est à 20 minutes du refuge ! Et ce matin il fait un froid polaire, le regel est excellent. la progression est facile et nous passons par la variante directe du couloir, qui flirte avec le 45° bien tapé. Au sommet du couloir nous trouvons le soleil. le plateau est devant nous, en neige froide. le sommet est proche, et après une bonne trace sur la plateau nous arrivons face à un panorama exceptionnel : du massif central au Mont Viso, de la Barre des Ecrins à la Meije, du Mont Blanc à la montagne Sainte Victoire. Grand Angle !

Refuge du Pigeonnier

Pour la descente nous utilisons le passage devenu classique aujourd’hui, moins raide que le couloir. Ce passage encore enneigé en début de saison était autrefois recouvert par le glacier et des séracs. Autrefois…il y a 30 ans à peine !

Nous retrouvons le refuge avec des raviolis et une pasta au pistou, avant le calme de l’après midi. Ce soir nous ne serons plus seuls avec le gardien comme depuis le début de ce séjour, une randonneuse passe la nuit au refuge. C’est la foule!

Vendredi 14 juin 2019

Aiguille de la Vache

Quel nom pour une aiguille. ce promontoire flanqué en plein dans la face du col du Gioberney est le passage obligé pour qui veut monter le versant et accéder au glacier de la Pilatte.

Ce matin, départ différé, l’orage gronde, les éclairs incendient le ciel, la pluie arrose le Valgaudemar. C’est sous un ciel couvert lors d’une accalmie que nous partons vers l’Aiguille de la Vache. A l’aiguille, aprés une longue traversée du vallon du Vaccivier, le temps ne s’est pas amélioré. parfois quelques gouttes rompent la monotonie. Nous hésitons un moment puis préférons ne pas nous engager dans ce versant. certes il n’est pas difficile, mais il ya du rocher, pas toujours trés bon, c’est raide et prendre la pluie ou l’orage ne sera pas le mieux. Descente donc au chalet du Gioberney et élaboration du plan B sont au programme.

Le Chalet du Gioberney

Il nous faut trouver une solution pour revenir en Vallouise en une journée demain matin. Ceci en espérant qu’il fasse suffisamment beau, et si possible sans franchir à nouveau le Pas des Aupillous ! Un petit café et nous décidons de la suite des événements.

Refuge de Chabourneou

Nous montons au refuge de Chabourneou. il pleut. Le refuge n’est pas loin, c’est bien. Nous y sommes en une heure trente. Repos, discussions avec le gardien, l’après midi est agréable, d’autant plus que dehors le vent s’est levé, violent, et des averses passent régulièrement.

Le soir une cordée d’alpinistes, deux personnes avec un guide de Briançon, arrivent et partage notre soirée. Là, c’est vraiment la surfréquentation !

Samedi 15 juin 2019

Col du Loup de Valgaudemar

Notre plan B, c’est le Col du Loup de Valgaudemar. Un col bien pratique qui permet de basculer sur la cabane pastorale du Jas Lacroix, au pied du Col de l’Aup Martin, sur le Grand Tour des Ecrins (GR54).

Un excellent chemin monte au petit glacier de Surette, ou ce qu’il en reste ! La dernière pente du col est raide, nous évitons les schistes pourri par un petit couloir de neige. Au col la descente versant sud est en trés bonnes conditions. Nous faisons un petit tour vers le Pic du Loup. Puis entamons la descente.

Nous empruntons un passage plutôt confidentiel, dans un couloir encore enneigé qui nous conduit rapidement au replat des trois pierres. C’est un terrain magnifique qui demande de l’aisance, c’est le domaine des chamois !

Le Jas Lacroix

Nous trouvons un randonneur audacieux sur le grand tour des Ecrins encore bien enneigé, avant de rejoindre la cabane du jas Lacroix. l’endroit est magique, la montagne brille de neige, les marmottes jouent dans le pré. C’est un pique nique rare de quiétude.

Entre les Aygues

La marche reprends et rapidement nous trouvons notre point de départ : Entre les Aygues. Voilà ce tour des Bans modifié terminé, au terme d’une semaine qui sera l’une des plus sauvage, sinon la plus sauvage de l’été. Mei à Nicolas, bravo pour son aisance dans ce terrain et sa passion pour ces espaces hors sentiers battus !

Album Photo

Vidéos Alpinisme Tour des bans, Vallouise – Valgaudemar – Veneon

Montée au Refuge des Bans

Pas des Aupillous

Escalade au Gioberney et montée au refuge du Pigeonnier

Les Rouies

Traversée au refuge de Chabourneou

Le Col du Loup

2 Responses

  1. Nicolas GUERINEAU

    Merci Guillaume pour cette belle semaine passée ensemble. J’ai pu découvrir grâce à toi un coin sauvage des Ecrins qui gagne à être connu. Les paysages étaient tout simplement magnifiques. C’est un net avantage d’y être allé début juin pour avoir un enneigement optimal et même généreux. Nous avons ainsi la joie de faire nous-mêmes la trace sur les Rouies immaculés d’une bonne couche de fraiche, unique. Ces forts contrastes permanents entre le blanc des sommets et le vert des vallées étaient de toute beauté. Ce n’est pas très haut car nous ne dépassons pas 3600m mais quels contrastres, cela donne des airs d’Himalaya et de Nouvelle Zélande. Nul besoin d’aller à l’autre bout du globe lorsque les trésors sont à notre porte.

    Et quel plaisir ce fut d’être seuls dans ces montagnes durant cette semaine (une seule autre cordée le dernier jour !)

    PS : la prochaine fois qu’on grimpe ensemble, je t’amène une dégaine toute neuve (si tu as une préférence pour la couleur, c’est le moment de le dire !)
    PS2 : prévoir un équipement chaud car début juin, ça caille aux Ecrins !

    • Guillaume CHRISTIAN

      Voilà en effet un séjour qui prends tout son sens en début de saison et plus particulièrement en juin ou tout début juillet. Ce fut un réel dépaysement qui donnait un air d’alpinisme de pionniers à notre semaine ! Pas de préférence pour la couleur de la dégaine tant que c’est une dégaine Beal 😉 Quant à la température, nous avons eu une semaine bien froide mais cela n’est pas toujours le cas…
      https://alpes-aventure.com/haute-montagne/ecrins/tour-des-bans/

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